Nuits transfigurées
📍 Théâtre du Châtelet · Paris
- 16/11/2026 à 19:00 — Théâtre du Châtelet
La musique de Schoenberg est là où on ne l’attendait pas. Certes, elle répond point par point au mythe fondateur de la modernité, mais elle bâtit aussi sa déroute. Sa tentative de rébellion contre le système est aussi importante que le système moderne. Ce à quoi elle résiste est aussi fédérateur que ce qu’elle préserve. Danielle Cohen-Levinas De Joseph Haydn à Arnold Schoenberg, en passant par Wolfgang Amadeus Mozart, ce programme propose un regard sur la musique autrichienne, grâce à trois focus sur des moments clefs de son histoire. C’est aussi un clin d’œil à l’histoire de l’Orchestre de chambre de Paris, car voilà près d’un demi-siècle que la Symphonie n° 49 , dite « La Passione », entrait à son répertoire, à l’initiative de Daniel Barenboim, qui la dirigea en 1977… Alors qu’il est protégé par le prince Esterházy, Joseph Haydn, lui-même à la tête d’un orchestre, peut composer et expérimenter. Avec « La Passione », créée en 1768, il s’engouffre dans le courant préromantique du Sturm und Drang (traduit en français par « tempête » et « passion », ou « élan »), donnant par là même au genre symphonique une légitimité nouvelle. Achevé en 1791, le dernier Concerto pour piano de Wolfgang Amadeus Mozart joue sur la complémentarité du soliste avec l’orchestre, et ouvre des perspectives nouvelles, où les modulations et digressions annoncent le romantisme.
Site de l'organisateur