Orchestre de Paris / Esa-Pekka Salonen

📍 Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie · Paris

Orchestre de Paris / Esa-Pekka Salonen
Au charme italianisant du brillant Concerto n° 4 de Mozart, répond le bouleversant Chant de la Terre de Mahler, dont le dernier mot, ewig (éternellement), sonne comme un adieu déchirant à la vie et à la musique. Composé en 1775, le Concerto n° 4 incarne pour Mozart la recherche d’un nouveau style, virtuose et hédoniste. Aux figures de haute voltige de l’ Allegro répond la cantilène effusive de l’ Andante , avant que le Finale ne conclue avec l’énergie bondissante de son inspiration populaire. Pour Stefan Zweig, Le Chant de la Terre , cycle de six lieder pour orchestre et deux voix solistes, était la quintessence de l’art de Mahler. Élaborée en 1908 à partir d’un recueil de poèmes chinois anciens, cette partition condense en effet toute l’inquiétude, tout le sens du tragique – mais toute l’ironie aussi – qui sont la marque du compositeur. Le premier lied, La Chanson à boire de la douleur de la Terre , célèbre l’ivresse de manière véhémente et angoissée ; le deuxième, Le Solitaire en automne , fait office de lamento dans le refuge de la nature ; le troisième, De la jeunesse , use de sonorités cristallines et évoque musicalement la Chine ; le quatrième, De la beauté , convoque la grâce des jeunes filles avec sa séduisante alacrité rythmique ; le cinquième, L’Ivrogne au printemps , retrouve, dans la dissonance, l’illusion d’un bonheur dans l’ivresse. Puis vient l’ultime mouvement, L’Adieu : le génie de Mahler éclate dans cette page exceptionnelle, où la cantilène, mystique et fig

Site de l'organisateur