Orchestre de Paris / Esa-Pekka Salonen
📍 Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie · Paris
- 07/10/2026 à 18:00 — Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie
- 14/10/2026 à 18:00 — Grande salle Pierre Boulez - Philharmonie
Au charme italianisant du brillant
Concerto n° 4
de Mozart, répond le bouleversant
Chant de la Terre
de Mahler, dont le dernier mot,
ewig
(éternellement), sonne comme un adieu déchirant à la vie et à la musique.
Composé en 1775, le
Concerto n° 4
incarne pour Mozart la recherche d’un nouveau style, virtuose et hédoniste. Aux figures de haute voltige de l’
Allegro
répond la cantilène effusive de l’
Andante
, avant que le Finale ne conclue avec l’énergie bondissante de son inspiration populaire. Pour Stefan Zweig,
Le Chant de la Terre
, cycle de six lieder pour orchestre et deux voix solistes, était la quintessence de l’art de Mahler. Élaborée en 1908 à partir d’un recueil de poèmes chinois anciens, cette partition condense en effet toute l’inquiétude, tout le sens du tragique – mais toute l’ironie aussi – qui sont la marque du compositeur. Le premier lied,
La Chanson à boire de la douleur de la Terre
, célèbre l’ivresse de manière véhémente et angoissée ; le deuxième,
Le Solitaire en automne
, fait office de lamento dans le refuge de la nature ; le troisième,
De la jeunesse
, use de sonorités cristallines et évoque musicalement la Chine ; le quatrième,
De la beauté
, convoque la grâce des jeunes filles avec sa séduisante alacrité rythmique ; le cinquième,
L’Ivrogne au printemps
, retrouve, dans la dissonance, l’illusion d’un bonheur dans l’ivresse. Puis vient l’ultime mouvement,
L’Adieu
: le génie de Mahler éclate dans cette page exceptionnelle, où la cantilène, mystique et fig
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