La nuit qui déclinait et déclinait sans apporter de jour

📍 Rue musicale - Cité de la musique · Paris

La nuit qui déclinait et déclinait sans apporter de jour
Dans les derniers vers du poème Al Aaraaf , Edgar Allan Poe évoque une nuit qui semble se prolonger indéfiniment, suspendue dans l’état hybride d’un deuil éternel. C’est dans cet intervalle – entre disparition et apparition, entre silence et vibration – que s’inscrit le travail d’Amalia Laurent. Artiste franco-indonésienne née en 1992, Amalia Laurent développe une pratique à la croisée de la sculpture textile, de l’installation et de la musique. Son travail explore les formes d’efficacité collective : ces moments où un groupe humain, devenu synchrone, produit une transformation symbolique du monde qui l’entoure. Cette réflexion se nourrit de sa pratique et de son étude du gamelan, ensemble instrumental traditionnel indonésien fondé sur l’écoute collective et l’interdépendance des musiciens, et sur sa recherche doctorale, menée à l’EHESS, consacrée aux processions liturgiques médiévales, où la marche collective et le rythme partagé reconfigurent la perception de l’espace urbain. Dans ces deux traditions, le monde se comprend par analogie : un système de correspondances où les gestes, les sons, les corps et les architectures entrent en résonance. Le groupe, en mouvement ou en musique, produit un objet extérieur à lui-même : un espace transformé. Du motif au lieu, le textile comme cartographie Suite à son année de résidence à l'Académie de Rome - Villa Médicis, Amalia Laurent propose pour la Rue musicale de la Cité de la Musique une installation textile monumentale accompagnée d

Site de l'organisateur