« Dans ma pratique cinématographique, il y a de la difformité, des anomalies de toute part. Il manque toujours quelque chose. L'immanence au monde est une quête qui m'a longtemps taraudé. Mais aujourd'hui, je cherche à m'absenter, disparaître de mon œuvre car elle m'échappe. Ça ne m'appartient plus. » 34 ans après Morasseix, son premier film, Damien Odoul boucle la boucle, et clôt son œuvre avec une rétrospective intégrale à la Cinémathèque. Dix longs fiévreux et poétiques, une poignée de courts abrasifs, et une trajectoire unique dans le grand livre du cinéma, fêtée en apothéose, dans un grand feu de joie.